Muséum de Toulouse

Le Blog du Muséum

Quand l’escargot devient une vedette…

L’escargot, mollusque rencontré au quotidien par jour de pluie, en campagne comme en ville, pourrait passer inaperçu. Et pourtant, il devient régulièrement la vedette principale de photographes :

Qui suis-je ?

Rencontre matinale

Photo : Rencontre matinale de fabdebaz

Allez, à plus ! | "See ya!"

Photo : Allez, à plus ! de Tazintosh

Je me suis adapté

A l’origine, l’escargot (Gastéropodes) était un habitant des fonds marins et ressemblait à un ver. Par la suite, il s’est adapté au milieu terrestre : il bave pour rester humide et se préserve de la déshydratation en secrétant une coquille dure dans laquelle il s’enferme.

"I'm sure I've seen someone inside!"

Photo : "I'm sure I've seen someone inside!" de Tazintosh

J'ai toujours été apprécié par les Hommes

Associés à nos légendes, les Mollusques font partie de notre histoire. Les Mollusques sont mangés depuis la nuit des temps (coquillages, escargots etc.). Ils constituaient les parures de nos ancêtres (coquilles percées préhistoriques) et plus tard des bijoux (perles). Ils entrèrent dans la confection et la coloration des vêtements (fils de byssus et pourpre).

Parure aux 32 coquillages

Photo : parure de 32 coquillages. Muséum de Toulouse.

Amulette

Photo : amulette de la Culture Ye’kuana - Graines de mucuna et de Lecythidacées, coton, plumes, coquillage terrestre. Muséum de Toulouse

Les mollusques tels que les porcelaines servirent de monnaie, encore récemment, sur plusieurs continents.

Porcelaine monnaie - Erosaria moneta

'' Photo extraite de la borne Mollusques des expositions.Porcelaine monnaie - Erosaria moneta. Muséum de Toulouse''

Je peux être un élément de déco

L’escargot a trouvé sa place dans la sculpture romaine et en particulier dans les hauts reliefs de la villa de Chiragan à Martres-Tolosane (Haute-Garonne) où il apparaît plusieurs fois. Il s’agit là d’une décoration et certainement pas d’un élément symbolique. Caché dans les feuillages les tous petits doivent le retrouver au cours du jeu des animaux au Musée Saint-Raymond à Toulouse. Escargot et sculpture romaine

Photo ©Aurélie Rodes - Musée Saint Raymond, Toulouse.

La spirale de ma coquille : l’éternel retour des réincarnations

"Il n’y a pas si longtemps, on pratiquait encore en Corse un curieux rite funéraire : la “caragola”, ou danse de l’escargot. Les pleureuses -les “voceratrice“- décrivaient lentement une spirale dont le centre était le défunt. Emouvant symbolisme que celui de l’escargot : il dit ce que la mort porte d’espoir de renaissance. Il nie la mort. La spirale de sa coquille signifie la résurrection, l’éternel retour des réincarnations, loi cosmique inscrite dans le tourbillon des étoiles. Depuis que l’homme est homme, depuis qu’il se sait mortel, le coquillage l’aide à renaître : on découvre un squelette préhistorique dans la grotte de Laugerie. Il porte quatre coquilles sur le front, une sur chaque main, deux sur chaque pied, quatre près des genoux et des chevilles. L’homme de Cro-Magnon est retrouvé orné de coquillages. Celui de Combe-Capelle aussi. De même celui de Grimaldi. Les plus vieux hommes du monde s’endormirent dans le ventre de la terre-mère portant sur eux le signe d’un prochain retour au monde. " Extrait Les animaux magiques de notre univers. Le coquillage - 3/4 de Henri Gougaud



Voici mes frères et cousins au Muséum

Le Muséum expose 672 Mollusques dont 448 Gastéropodes. Une borne multimédia sera disponible dès la semaine prochaine pour identifier chacun d’entre eux.

Borne : identifier les mollusques exposés
Borne : identifier les mollusques exposés
Borne : identifier les mollusques exposés



Article écrit en collaboration avec le Musée Saint-Raymond, Toulouse.

Ça s'est passé en 2009 : retour sur 5 nouveautés du Muséum en ligne

Le Muséum de Toulouse est un musée de verre et de briques au centre-ville, c'est un jardin de pierres et de bois à la Maourine (Borderouge) …mais c'est aussi un musée en ligne : vous pouvez retrouvez le Muséum sur plusieurs espaces numériques : sur son site web, mais également sur vos réseaux préférés... Voici 5 exemples de nouveautés que nous y avons partagées en 2009...

1 - Le concours photos sur place et sur Flickr (site de partage de photos)

A l’occasion des Journées du patrimoine 2009, le Muséum a invité les membres de Flickr, habitant la région, à partager leur vision photographique du Muséum. Une belle opportunité d'échanges et de regards croisés entre les photographes participants, visiteurs-internautes du Muséum. On se retrouvera à la rentrée 2010 pour un nouveau concours...

Flickr est sans doute le service web préféré du Muséum…on aime y partager nos propres images (notre album est ici) avec les visiteurs du Muséum qui y laissent leur "souvenirs" (groupe "Souvenirs du Muséum") et avec les photographes qui y partagent leur observation respectueuse de la nature (groupe "Collectionner le vivant autrement")|

2 - Le Twitterwall : un "mur" avec vos twits

logotwitter.png Si vous aimez Twitter, ça tombe bien : nous aussi ! On trouve Twitter bien pratique pour faire connaissance avec ceux qui partagent nos centres d'intérêts autour des relations entre les être humains, la nature et l'environnement. On y diffuse tous les jours notre veille d'actualité autours de ces thématiques. Dernièrement on a ouvert ce Twitterwall avec vos twits et les nôtres ici (profitez-en pour re-découvrir notre Univers sur Netvibes avec nos onglets thématiques) Accéder directement à notre profil Twitter ici






3 - Un goupe Facebook dédié aux Conférences et débats du Muséum

debatlogofacebook.jpg Voici un nouveau groupe Facebook destiné à ceux qui veulent suivre de près nos cycles de conférences, notamment celles du Jeudi soir (Nous avons eu le plaisir de revoir régulièrement certaines personnes pendant le cycle Darwin 2009). En devenant membre vous serez automatiquement alerté des conférences à venir, des thèmes abordés, des billets de blog et autres ressources sur le sujet. Vous pourrez anticiper et prolonger les échanges sur place, en posant vos questions et en y retrouvant les réponses apportées par l'invité. On vous donne rendez-vous à partir de Février, avec un nouveau cycle autour de la biodiversité…

Bien entendu nous avons notre page de présentation plus générale. A retrouver ici pour devenir "fan" et inclure le Muséum dans votre fil d'actualités...

4 - Les Collections en ligne enrichies

Latimeria chalumnae - Cœlacanthe

Cette année, le Coelancanthe, un poisson "fossile" intriguant, ou encore le manteau du chamane mongol sont venus enrichir les collections d'objets en ligne...à explorer ici

5 - De nouveaux jeux en ligne

copie_ecran_transport_futur.jpg Découvrir l'évolution des animaux avec Charles Darwin, ou mieux connaître ceux qui sont menacés aujourd'hui, il y a de nouveaux jeux pour ça...

Et pour s'éloigner un peu de l'ordinateur…voici de nouvelles activités à faire chez soi , dans son jardin, en promenade...







Bonne année 2010 à tous les visiteurs-internautes du Muséum !

Bonne année 2010 !

En 2010 on continue à partager en ligne nos regards sur les relations Hommes-Nature-Environnement…

Sur place, le Muséum ouvrira, d'ici l'été, le Labo et l’Atelier. Deux nouveaux lieux pour prolonger votre visite de façon active.

Il participera aussi à l’Année Internationale de la Biodiversité initiée par l’assemblée générale des Nations Unies. Pour débattre de ce thème d’actualité, 18 conférences seront déclinées sur l’année. Nous les prolongeront en ligne avec le groupe Facebook, les retours sur le blog...

Alors au plaisir de vous retrouver en 2010 au Muséum, sur place et en ligne !

Madagascar : une mise en ambiance par les objets de collection

Francis Duranthon et les membres de l'expédition Makay Nature ne sont pas joignables dans cette région peu connue de Madagascar. Nous devons donc attendre patiemment leur retour (ou une prise de contact) et promis nous partagerons leurs expériences et leurs trouvailles avec vous.

Trachelophorus giraffa ( mâle )

Photo : Trachelophorus giraffa ( mâle ) provient de Madagascar. Coll. Muséum de Toulouse.

En attendant, plongeons dans l'ambiance de Madagascar (faune, flore, ethnologie) en retrouvant quelques spécimens de nos collections :

Un clic sur une photo de spécimen vous mènera vers des informations plus (article) ou moins (nom) fournies selon l'objet.

Lire le billet précédent sur l'expédition Makay Nature

Filicophytes, halogénures, échinodermes et autres artistes...

Des œuvres de quatre dessinateurs contemporains se sont glissées dans les collections du Muséum…

Le Muséum est partenaire de l'exposition "Filicophytes, halogénures, échinodermes et autres artistes" présentée à la Fondation espace Ecureuil pour l'art contemporain.

exposition conjointe Fondation Ecureuil & Muséum

Des pièces du Muséum ( 1 planche d’herbier, 1 corbeau, 1 roche plissée, 1 renard en cours de naturalisation…) ont été sélectionnées par les artistes pour leur capacité à stimuler leurs inspiration et sont exposées à la Fondation...

Inversement, certaines des œuvres de ces artistes sont présentes au Muséum.

On imagine les passerelles possible entre les œuvres de la nature, les détails des fossiles, qu'on voit comme des gravures, impressionnantes de précisions…depuis la nuit des temps…et les œuvres fabriquées par l'homme d'hier et d'aujourd'hui

Le Dessin, support des premiers "paysages" et premières images du vivant légués par les hommes de la Préhistoire, support très utilisé par les artistes d'aujourd'hui, fait le lien entre l'Art Contemporain et l'art d'autrefois…


Les quatre artistes en profitent pour interroger nos rapports aux animaux, nos modes de représentation de la nature…et finalement porter un regard différent, artistique et critique, sur les objets d'étude d'un muséum comme le nôtre...

Artistes :

  • Gianni Burattoni d'origine italienne et nourri de culture latine travaille sur les parcs et jardins
  • Eunji Peignard-Kim d'origine coréenne, actualise une formation artistique classique par le jeu de l'installation
  • Christian Poquet connu pour son oeuvre peinte interroge aujourd'hui par le dessin la représentation figure/espace dans le tableau
  • Jürgen Schilling d'origine allemande puise dans son nouveau territoire l'essence de la nature

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Façade du Muséum de Nantes © Eunji-peignard-kim

Eunji Peignard-Kim a travaillé avec le Muséum de Nantes. Son sujet de prédilection c'est l'animal, la figure de l'animal, sa représentation (entre "monstres" et "peluches"), son imaginaire, sa technique, le dessin. Elle joue sur l'identification du modèle, sur l'original et la copie, la reproduction et la duplication, le format et l'échelle, l'installation.

peignard-kim-rat.jpg
© Eunji-peignard-kim

Son approche de l'idée de l'animal est à la fois double artistique et scientifique. L'exactitude de son dessin et la fidélité au modèle reproduit hors de tout environnement naturel renvoient à la figuration scientifique (zoologie et taxidermie), ses séries de dessins à la classification muséale (planches de dessins qui regroupent familles et espèces).

voir le site de l'artiste : http://eunji-peignard-kim.com/

Exposition au Muséum et à l'espace Ecureuil (3, place du capitole à Toulouse) Du 8 janvier au 20 février 2010

Site de la fondation : http://www.caisseepargne-art-contemporain.fr/

Départ pour Madagascar : expédition Makay Nature

visuel départ makay nature
Photo : © Evrard Wendenbaum

Le 1er janvier, Francis Duranthon, Conservateur et paléontologue au Muséum de Toulouse, a embarqué pour une expédition exceptionnelle à Madagascar.

Au sud-Ouest plus exactement : dans le massif du Makay, là où des dizaines de canyons inextricables protègent de nombreux écosystèmes différents et une biodiversité unique depuis des millions d'années...Une des œuvres les plus monumentales de la nature, aujourd'hui menacée de désertification.

Cette expédition est appelée "Makay Nature". Elle est l'occasion d'une première exploration et d'une étude scientifique dans ce massif.

Objectif : dresser un inventaire de sa biodiversité exceptionnelle, totalement inconnue et extrêmement menacée. On peut parier qu'elle donnera lieu à quelques découvertes extraordinaires. Obtenir le statut d'Aire Protégée est l'ambition finale.

Autre objectif indirect : sensibiliser à l'urgence de la préservation de la biodiversité en faisant de cette expédition un support de communication, par la beauté des lieux et surtout par les découvertes.

visuel pour vidéo makay natureLa bande-annonce et le site web de l'expédition



Pour le Muséum, il s'agit surtout d'étudier le peuplement de Madagascar : voici un entretien (durée : 2 minutes) avec Francis Duranthon à ce propos :

Makay Nature - Entretien avec Francis Duranthon from museumdetoulouse on Vimeo.

A suivre...

Réalisation d'une collection d'étude de champignons - Les coulisses du laboratoire du Muséum

Que se passe-t-il dans le laboratoire des préparations du Muséum? (suite)

Le Muséum débute la réalisation d'une collection d'étude de champignons. Or, conserver des champignons dans leurs états originels est une mission impossible... la seule solution pour un Muséum est de réaliser des reproductions à partir de spécimens vivants. Ces copies conformes pourront ainsi servir de référence pour les recherches, ou seront destinés à être des objets d'exposition ou d'animation.

C'est ainsi que Marie-Françoise (préparatrice en Sciences de la Terre et Science de la Vie) et Boris (assistant de conservation en botanique) sont partis réaliser des moulages et des photographies de champignons sur le terrain, en Ariège.
Seul les champignons les plus fragiles seront concernés par un travail sur le terrain. Pour les autres, ils seront acheminés jusqu’au laboratoire afin de pouvoir appliquer les techniques de moulage dans les meilleurs conditions.

Moulages

Les moulages réalisés seront utilisés pour fabriquer des tirages (copies fidèles) c'est à dire des objets de reproduction manipulables. Elles doivent prendre en compte les contraintes imposées par un travail effectué en extérieur. Marie-Françoise choisit un matériau de prise rapide et en coulé pour qu'il épouse la forme du champignon étudié : soit du silicone pour les champignons à lamelles, soit de l'alginate pour les autres champignons.

Exemple d'une prise d'empreinte par alginate :'

Prises d'empreintes de champignons

Ici une photographie prise au laboratoire par Brian (taxidermiste) pour aider à une reproduction la plus fidèle possible. Fistuline sur bouleau.

Prises d'empreintes de champignons

Pour réaliser une empreinte, Marie-Françoise délimite la zone à couler autour du champignon concerné en posant un rond de bouteille. Puis elle coule de l'alginate. La prise se fait en une quinzaine de minutes. Une fois l'alginate solidifié, l'ensemble moule + champignon est prélevé et le champignon est retiré du moule. Le moulage par alginate ne permet de faire que deux tirages : l'un pour une utilisation directe par l'animation, l'autre pour la réalisation d’un moule plus stable facilitant la duplication du spécimen.


Tirages (ou reproductions)
Exemple des champignons à lamelles.

Marie-Françoise choisit la résine adaptée à l'usage ultérieur du tirage :

Moulages de champignons

Après une prise d'empreinte au silicone, ces champignons à lamelles ont été reproduits en deux exemplaires. Marie-Françoise a choisi de réaliser les deux tirages avec des résines différentes. Une en élastomère (relativement souple, à gauche) pour une utilisation pédagogique, l’autre en époxy (rigide mais cassante - à droite) beaucoup plus stable dans le temps et que l’on va privilégier pour la constitution de collections de référence.

Travaux de finitions : les peintures et patines
Exemple pris sur un autre travail en cours de Marie-Françoise : la finition d'une libellule fossilisée datant d’environ 300 millions d’années.

Moulage d'une libellule fossilisée

Dans le cadre du nouveau laboratoire d'expérimentation qui ouvrira ses portes au public en janvier 2009 (nous en parlerons dans un prochain billet), Marie-Françoise doit réaliser plusieurs exemplaires du tirage d'une "libellule fossilisée". Ces derniers seront manipulés par les médiateurs et par les publics, d'où l'importance des finitions.

Un pigment naturel est appliqué directement sur le moule de cette libellule fossilisée de manière à être inclus dans la résine ou dans le plâtre qui va être coulé.

Finitions de moulages d'une libellule fossilisée

Un travail à l’aérographe avec des peintures acryliques vient parfaire le résultat (contrastes, nuances fines…).

Marie-François participe aussi à des recherches sur de nouvelles techniques, nous reviendrons sur ce sujet dans quelques mois.

A lire ou à relire :

les travaux de moulage d'un type par Marie-Françoise

les travaux de dégagement de fossiles par Yves

la visite en images du laboratoire lors des Journées du patrimoine 2008

Billet réalisé en collaboration avec l'équipe du laboratoire : Brian, Marie-Françoise.

Toucher la planète, tous les moyens sont bons : retour festival Terres Insolites

Sensibiliser les hommes à la fragilité de la planète, aux droits humains, aux relations de l’Homme avec la nature, avec le Vivant : est un défi bien difficile, que plusieurs hommes et femmes venus participer au festival Terres Insolites « autres regards, autres cultures », ont eu envie de relever, tous avec la même passion mais chacun à sa façon.

Jean-Yves Loude - - Festival Terres Insolites au Muséum de Toulouse

Photo : Muséum de Jean-Yves LOUDE (explorateur, spécialiste du peuple Kalash du Pakistan) au Muséum de Toulouse dans le cadre du festival Terres Insolites 2009.

A l’occasion du café nomade « Pourquoi faire partager un voyage en solitaire ? », E. Hussenet, écrivain et aventurier, témoigne du besoin de se regrouper entre voyageurs, explorateurs et hommes des sciences pour représenter une force de frappe plus forte à la sensibilisation et pour donner à d’autres (entre autres aux jeunes) la passion du voyage et la force de partir. C’est avec cet esprit que M. François Beiger a initié le festival.

Joly Guth - Festival Terres Insolites au Muséum de Toulouse

Photo : Muséum, de Guth JOLY (exploratrice, spécialiste de la Sibérie et de la Russie) avec une classe de primaire au Muséum de Toulouse dans le cadre du festival Terres Insolites 2009.



Afin de prolonger le dialogue, Philippe FREY (explorateur et ethnologue) présent aussi au festival a répondu à nos questions. Il est le premier à avoir traversé en solitaire les plus grands déserts de tous les continents. Soit au total, près de 35 000 km seul dans les déserts, ce qui est peut-être la plus longue distance jamais réalisée au cap et en survie sur terre.

M : Quelle est votre approche du monde ?

PF : Mon but est d'explorer les déserts du monde, souvent seul. Et surtout les populations qui y vivent. Comment font-elles pour survivre... et pour vivre durablement dans une zone censée ne pas abriter la vie? Les réponses seront multiples suivant les déserts.

M : Quel est votre cheval de bataille ?

PF : Heureusement, quand on parle de sociétés traditionnelles de désert (Bushmen, Touaregs, Aborigènes d'Australie, etc.) le désert préserve et perpétue ces styles de vie. Alors qu'on s'attendrait à voir péricliter ces sociétés, compte tenu de tous les dangers potentiels. On voit au contraire ici les plus vieux peuples du monde

M : Quels moyens employez-vous ?

PF : Tous les moyens sont utiles pour faire connaître ces milieux et ces peuples: écriture de récits ou de romans ou de livres plus thématiques... films, conférences, cours d'université

M : Y aurait il une phrase ou une image qui pourrait illustrer votre état d'esprit ?

PF : "Marcher bien, c'est marcher sans laisser ni ornière ni trace (Lao Tseu, Tao to King)

Pour aller plus loin :

Retrouvez le dossier documentaire Terres Insolites réalisé par laétitia, documentaliste au Muséum

et les informations sur le festival Terres Insolites sur le site de l'association co-orgnaisatrice Délires d'encre.

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