Muséum de Toulouse

Le Blog du Muséum

mardi, août 24 2010

"Ask A Curator" : Une journée spéciale pour poser vos questions et échanger en ligne avec 13 personnes du Muséum

illustration Ask A Curator

Vrai ou faux squelette ?
Qu'est ce que je peux faire aux Jardins du Muséum ?
Où est le crocodile ?

Posez toutes vos questions au Muséum le 1er Septembre ! 13 personnes différentes, de métiers très variés, seront prêtes à vous répondre avec plaisir...

illustration questions C'est quoi Ask A Curator ?
Une opération de Questions-Réponses proposée par des musées du monde entier à tous les internautes


Ask A Curator ("Demandez-le au conservateur du musée") est une opération mondiale de musées associés pour l'occasion. Il s'agit de vous inviter à nous poser toutes les questions que vous souhaitez.


Cette opération se passe en ligne le 1er Septembre sur Twitter (vous pouvez aussi nous poser vos questions via la Page Facebook du muséum si vous préférez, ou bien encore ici, plus bas, dans les commentaires)


Le Muséum de Toulouse, adepte de Twitter (profil : @museumtoulouse) et des échanges avec les internautes, participe avec enthousiasme à l'opération. Une opportunité, unique, de rencontre en ligne entre la communauté des visiteurs et la communauté professionnelle du muséum…

Quelles questions ?
Selon vos centres d'intérêts...tout ce qui relève du muséum, de ses collections, de son fonctionnement, de ses métiers, de ses projets...

Des questions à qui ?
Au muséum et une des 13 personnes vous répondra en fonction de sa spécialité

Du taxidermiste aux bibliothécaires en passant par la responsable de l'accueil...Un panel des métiers du Muséum (pas seulement les conservateurs) est prêt à répondre au maximum de vos questions diverses et variées sur tous les aspects du muséum...

Voici vos interlocuteurs :

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  • Philippe Annoyer : Entomologiste
  • Domaine : les insectes
  • Exemple de question : combien d'espèces de papillons différentes connaît-on ?


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  • Aiello Brian : Taxidermiste (Préparateur Sciences de la vie, conservation-restauration)
  • Domaines : préparation taxidermie, restauration des collections naturalistes patrimoniales, législation des espèces et connaissances naturalistes en ornithologie (les rapaces et les oiseaux d’Europe)
  • Exemple de question : quelles sont les méthodes et les compétences d'un taxidermiste d'aujourd'hui comparées à celles du siècle dernier ?


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  • Virginio Gaudenzi : Directeur (par interim) du Muséum et Responsable du département "Expositions"
  • Domaines : Orientation stratégique et direction du Muséum, supervision des équipes de la muséographie.
  • Exemple de question : quelle est la vocation du Muséum de Toulouse ?


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  • Olivier Darasse : Responsable de l'administration générale du Muséum
  • Domaine : les ressources humaines, les conditions d’accueil du public et le fonctionnement général de l’établissement (budget, logistique…)
  • Exemple de question : comment le muséum est-il financé ?


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  • Francis Duranthon : Paléontologue - Conservateur
  • Domaine : Paléontologie, préhistoire, recherche
  • Exemple de question : quelle recherche scientifique conduit le muséum ?


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  • Pierre Dalous : Responsable du service des collections - Conservateur
  • Domaine : Collections, préservation, nouvelles acquisitions...
  • Exemple de question : quelle est la plus importante collection d'objets du muséum ?


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  • Marien Fusari : Médiateur Culturel
  • Domaine : Médiation, visites (spécialité : oiseaux...)
  • Exemple de question : quelle différence entre le "médiateur culturel" et un "guide" classique ?


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  • Frédérique Gaillard : Responsable de la photothèque
  • Domaine : fonds photographiques, photographie numérique, conservation des photos/fichiers et la numérisation
  • Exemple de question : quel est l’intérêt pour un Muséum d’avoir une photothèque ?


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  • Anne Ingremeau : Responsable des bibliothèques du Muséum
  • Domaines : les livres de collection, les bibliothèques de musées, métiers du livre, conservation du livre..
  • Exemple de question : une bibliothèque dans un musée ? Quel est l'intérêt ?


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  • Agnès Beneteau : En charge de la médiathèque Jeunesse.
  • Domaine : le livre pour la jeunesse
  • Exemple de question : Quels types de livres trouve t-on dans votre médiathèque jeunesse ?


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  • Anne Maumont : responsable de la programmation
  • Domaine : calendrier, conférences, animations ponctuelles...
  • Exemple de question : Quels types d'évènements proposez-vous au muséum ?


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  • Karine Antunes : responsable accueil - billeterie et réservations
  • Domaines : tarifs, réservations, prestations de service, locations de salle, groupes…
  • Exemple de question : Combien de temps est nécessaire pour faire la visite du muséum ?


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  • Samuel Bausson : webmaster
  • Domaines : tous les aspects du muséum en ligne : site web, réseaux sociaux, mobiles, métier webmaster dans un musée...
  • Exemple de question : Qu'est-ce que je peux faire sur Internet pour prolonger ma visite des expos ?

Question : Comment ça marche ?

Réponse : Pour suivre les échanges il faut suivre les tweets avec le tag #AskACurator. Interpellez le muséum directement en utilisant @museumtoulouse

Le site officiel : http://www.askacurator.com

Pour les réponses nécessitant plus de 140 caractères (limite de longueur des réponses sur Twitter) on mettra nos réponses ici dans les commentaires avec un lien depuis Twitter.

On se donne rendez-vous en ligne le 1er Septembre...A bientôt !

mercredi, juin 30 2010

Des fruits et des graines illustrent la relation forte entre l'homme et son environnement

Une vingtaine de fruits et de graines de la forêt amazonienne ont été sélectionnés dans la carpothèque du Muséum :

pour leurs formes et leurs couleurs remarquables :

œil de chèvre - Ormosia coarctata

Photo : Å“il de chèvre - Ormosia coarctata, Petit arbre connu pour la qualité de son bois d’oeuvre mais surtout pour ses jolies graines partout utilisées dans la confection de bijoux. Muséum de Toulouse.

Pet-du-diable - Hura crepitans

Photo : pet du diable - Hura crepitans, Le fruit explose bruyamment en projetant les graines, ce qui lui a valu son nom commun et scientifique. Muséum de Toulouse.

Mais aussi en fonction de leur utilité pour l’homme, des usages que celui-ci leur a trouvés dans sa vie quotidienne :

Bixa orellana - fruit rocou

Photo : Bixa orellana. le fruit rocou fournit un colorant rouge très utilisé par les Amérindiens pour les peintures corporelles. Muséum de Toulouse.

Mucura urens

Photo : Mucura urens, La graine est considéré comme un puissant porte bonheur. Muséum de Toulouse.

Palmier bâche - Mauritia flexuosa

Photo : Palmier bâche - Mauritia flexuosa, Élégant palmier des savanes marécageuses, utilisé pour ses feuilles qui servent dans la confection de toitures traditionnelles et pour ses fruits comestibles dont on fait des jus et des confitures. Muséum de Toulouse.

et enfin pour leur mode de dispersion tributaire du vent, des animaux, de l’eau… :

Zognon danbois - Clusia grandiflora

Photo : Zognon danbois - Clusia grandiflora, les fruits s’ouvrent en une étoile à plusieurs branches révélant les graines orangées dispersées par les oiseaux. Muséum de Toulouse

Ces graines et ces fruits sont de parfaites illustrations des relations fortes qui existent entre l’homme et son environnement. Ils ont été prêtés au Muséum de Grenoble qui organise cette année un cycle de conférences et des expositions temporaires sur le thème de l’Amazonie.

Mais qu'est-ce qu'une carpothèque ?
La carpothèque est une collection de fruits prélevés dans leur milieu naturel, complets, au contraire d’une séminothèque qui ne comprend que les graines. Le but est de pouvoir rassembler en un même lieu, des échantillons de références, renseignés, conservés dans les meilleures conditions. Ces échantillons sont ensuite disponibles pour des travaux d’étude et de recherches mais aussi pour des expositions.

Comment s'enrichit la carpothèque du Muséum ?
La carpothèque du Muséum compte aujourd’hui plus de 2000 espèces végétales provenant du Sud-Ouest de la France, des pays du Nord de l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, des pays de l’Afrique du Nord et de l’Afrique Occidentale.

Elle a été Initiée au cours de l’année 2002 suite à l’inventaire d’une collection de 700 flacons de graines du Tarn et Garonne récoltées par Adrien Lagrèze-Fossat entre 1845 et 1851. Son enrichissement est le fait de collectes effectuées par le personnel du Muséum, des Institutions partenaires ou bien des bénévoles, certains étant correspondants du Muséum dans ce domaine. Par principe, il n’y a pas d’achats de fruits.

vendredi, juin 11 2010

Petite histoire en coulisse... la visite Pollens

Quand le pollen voyage... est la visite thématique proposée par les Jardins du Muséum pour accompagner l'exposition temporaire "Pollens, aux sources de la diversité" de juin à octobre 2010.

Qu'est ce que le pollen ? A quoi sert-il ? Comment une plante peut-elle être fécondée sans pour autant se déplacer ? Comment se passe la fécondation? Comment le pollen se disperse t-il? Qui sont les insectes pollinisateurs ? Pour quelles plantes ? Quelles sont les stratégies évolutives observées chez les plantes et chez les insectes ? Quel impact a l'Homme sur la biodiversité ? Les pollinisateurs sont-ils en voie de disparition? Quels en sont les conséquences ?

De nombreuses questions auxquelles les médiateurs, qui assurent la visite, essayeront de répondre avec vous.

Mais avant de proposer une visite à notre public, il faut la concevoir, la réaliser et la tester.

Voici la petite histoire du test grandeur nature de cette visite :

En coulisse : test de visite

Pour visionner le diaporama, cliquez sur l'image ou ici.


*** Cette visite est programmée tous les samedis et tous les dimanches à 11h30

En savoir plus sur l’exposition, les évènements autour de l'exposition
En savoir plus sur les Jardins

mercredi, mai 19 2010

Des centaines d'os humains retrouvés dans les réserves du Muséum

Quelle ne fut pas la surprise de découvrir des centaines d'ossements et quelques crânes non identifiés dans les réserves du Muséum d'Histoire Naturelle pendant le déménagement de 2000.

Les questions furent multiples : de qui sont-ils ? Qui est le donateur ? De quelle période ? Sont-ils des références pour la recherche ?

Des centaines d'os humains retrouvés dans les réserves du Muséum

Photo : les restes anthropologiques ont été regroupés, nettoyés, ordonnés et numérotés en totalité. Muséum de Toulouse.

Retrouver l'histoire de la collection

La quasi totalité des registres d'entrée des collections au Muséum entre les deux guerres a malheureusement disparu. Il s'agit donc de retrouver l'histoire de cette collection par l'examen de la collection et des différents indices contenus sur les étiquettes associées aux ossements et en les confrontant aux données historiques ou archivistiques et aux éléments contenus dans une thèse de 1940 (A.El Sayed).

Des centaines d'os humains retrouvés dans les réserves du Muséum

Photo : les étiquettes donnent des informations précieuses. Muséum de Toulouse.

Les ossements proviennent d'une sépulture localisée dans la grotte de treilles dans l'Aveyron. Ils ont été recueillis par Balsan en 1933 et datent de la période Chalcolithique (âge du Cuivre, 2600-1800 avant notre ère). Ces premières informations justifient l'importance de pousser les recherches.

Des centaines d'os humains retrouvés dans les réserves du Muséum

Photo : les étiquettes donnent des informations précieuses. Muséum de Toulouse.

Un projet d'étude de 3 ans en cours de finalisation

Francis Duranthon, conservateur et paléontologue au Muséum a monté un projet collectif de recherche sur 3 ans en partenariat avec le laboratoire AMIS (anthropologie) FRE 2960 CNRS de Toulouse. L'objectif est de mener une étude anthropologique : recherche bibliographiques, étude ostéologique et paléopathologique, inventaire de la collection.

Des centaines d'os humains retrouvés dans les réserves du Muséum

Photo : un projet collectif de recherche en partenariat. Muséum de Toulouse.

Les restes anthropologiques ont été regroupés, nettoyés, ordonnés et numérotés en totalité. On compte 7626 os et fragments. Leur étude approfondie est maintenant bien avancée. Le travail sur les archives a été mené. Une mission de terrain a permis de visiter la cavité. Les analyses C14 pour les datations ont été menées. Des analyses paléogénétiques (ADN) ont également été entreprises. L'étude paléontologique a été commencée. Les archives Balsan ont été numérisées par le Musée de Rodez. En parallèle, des ossements des fouilles de Balsan conservés au Musée de Fenaille à Rodez sont en cours d'inventaire.

Des centaines d'os humains retrouvés dans les réserves du Muséum

Photo : Muséum de Toulouse.

Le travail est en cours de finalisation. D'ors et déjà, les hypothèses envisageables sont : le site de Treilles comportait environ 125 individus, une population plutôt jeune (peu de lésions osseuses : arthroses...), mais soumises à des activités physiques attendues à cette époque. Il est difficile d'en savoir plus. Il existe peu de données sur le site, il manque aussi la réunion des os d'un même sujet qui aurait permi l'étude par sujet et la différenciation homme/femme.

Etude de la faune et du mobilier

Un petit lot d'ossements animaux accompagne la collection des Treilles du Muséum avec une prédominance des Petits Ruminants, et chez ceux-ci la probable exclusivité des Ovins, des sujets plutôt jeunes.

Le mobilier découvert dans la grotte des Treilles compte environ 3445 objets, pour la majorité de la parure (perles), ce qui en fait une des collections les plus fournies pour le groupe des Treilles.

Des centaines d'os humains retrouvés dans les réserves du Muséum

Photo : regroupés dans des boîtes. Muséum de Toulouse.

Cette collection est la référence de la population humaine de la période Chalcolithique. Le Muséum la présentera dans les années ultérieures au public. En attendant, n'hésitez pas à vos questions, nous y répondrons en collaboration avec Francis Duranthon.

mardi, mai 4 2010

Qu'a-t-on découvert à Montréal-du-Gers ?

Dans un billet précédent, nous avions parlé du dégagement de fossiles provenant du gisement de Montréal-du-Gers.

Qui exploite ce site ? De quand date-t-il? Qu'a-t-on découvert ? Qu'est-ce qui est exposé au Muséum ?

Localisation de Montréal-du-Gers sur une carte de France
Photo par Eric Gaba – Wikimedia Commons user: Sting

Depuis sa découverte en 1987, le gisement de Montréal-du-Gers est exploité par le Muséum de Toulouse qui organise l'étude scientifique, assure la protection, la gestion et la valorisation du site. Le sol est fouillé par des équipes professionnelles de la recherche et par des jeunes dans le cadre d'activités éducatives. Les couches de sédiments qui contiennent les fossiles sont porteuses d'informations précieuses pour dater les os trouvés : épaisseur, nature des terrains, disposition des os à l'intérieur des couches...

Vue aérienne de Montréal-du-Gers
Photo : vue aérienne du gisement de Montréal du Gers. Copyright.

Le gisement est particulièrement riche. Des milliers d'ossements et de dents sont récoltés. La faune comprend 90 espèces de vertébrés, allant de la taille d'une souris à celle d'un éléphant. L'ensemble constitue un instantané, une sorte de photographie de la vie animale dans cette région de la Gascogne, voici 17 millions d'années.

Retrouvez ici :

Ampelomeryx ginsburgi

Ampelomeryx ginsburgi

Photo : Ampelomeryx ginsburgi par Muséum de Toulouse.

Ampelomeryx ginsburgi, décrit pour la première fois à Montréal-du-Gers en 1995, est fréquemment appelé le cerf-girafe. Il est de taille d'un cerf actuel et appartient à la famille fossile des Paleomerycidés. La tête des mâles porte deux ossicônes, os d'origine dermique qui se soudent tardivement au frontal, en position latérale au dessus des orbites. A l'arrière du crâne, une grande corne bifide est également l'apanage des mâles. L'épaississement des os du crâne au dessus des orbites montre qu'ils se livraient certainement à des combats rituels tête contre tête pour séduire les femelles à la saison du rut. La reconstitution est exposée au Musée de Montréal-du-Gers.

Prodeinotherium bavaricum

Mâchoire de Prodeinotherium bavaricum Défense de Prodeinotherium bavaricum

Photos : Mâchoire et défense de Prodeinotherium bavaricum par Muséum de Toulouse.

A Montréal-du-Gers, les restes d'une dizaine d'individus Prodeinotherium bavaricum ont été récoltés (dont les deux en photos ici, exposés au Muséum). Ce sont les plus anciens d'Europe occidentale. cet animal ressemble par sa taille (2,30 mètres au garrot) et son allure générale aux éléphants. Dépourvu de défenses supérieures, il était muni d'une paire de défenses recourbées vers le bas à la mâchoires inférieure. Animal mangeur de feuilles, il vivait dans les forêts humides, à proximité des plans d'eau.

Un marécage

L'examen de la nature des couches, de leur composition minéralogique, de l'orientation des éléments qui la composent, permet aux spécialistes de reconstituer l'histoire d'un lieu. Il y a 17 millions d'années, le site du gisement de Montréal-du-Gers devait être un marécage.

Au muséum :

Vitrine Montréal-du-Gers - Muséum de Toulouse

Photo : vitrine du kiosque Montréal-du-Gers dans l'espace Continuum et ruptures de l'exposition permanente, Muséum de Toulouse.

Dans l'exposition permanente, un espace est consacré au gisement de Montréal-du-Gers. En avant plan, la présentation de quelques spécimens sur une vitre, puis à l'arrière, vous apercevez la reconstitution d'une fouille. Une vidéo tourne en continue pour présenter les activités des équipes sur place.

jeudi, avril 15 2010

15 000 oeufs dans le panier du Muséum

15 000 oeufs ! c'est une belle collection que le muséum vient d'acquérir... Des Å“ufs collectés entre 1908 et 1977 ayant appartenu au collectionneur originaire de Toulouse Jacques Perrin de Brichambaut.

collection d'oeufs Brichambaud

Photo : B. Aiello - Muséum de Toulouse
En faisant ce don, la famille Brichambaut souhaitait préserver l'intégralité de la collection, et éviter de la disperser auprès de plusieurs acquéreurs. Une intégrité importante pour mieux l'étudier et la comprendre dans son ensemble.

collection d'oeufs Brichambaud

Photo : B. Aiello - Muséum de Toulouse
Chaque case de la boîte recueille une ponte entière.

collection d'oeufs Brichambaud

Photo : B. Aiello - Muséum de Toulouse
Une collection très bien protégée dès l'origine.

Une collection importante pour le muséum pour plusieurs raisons :

  • Elle enrichit celles du muséum. Notamment sa collection d'oiseaux naturalisés de Victor Besaucèle (le Muséum préserve la plus importante collection d'oiseaux naturalisés d'Europe) et celle d'Å“ufs en provenance de fonds marins. Ces 15000 oeufs représentent 4 000 pontes de quasiment l’ensemble des espèces du paléarctique
  • Elle est en bon état: les oeufs ont été stockés dans des boîtes à insectes (d'entomologistes) à l'abri de la lumière, non manipulés et conservés dans des conditions convenables de température et d'humidité.
  • Elle est très documentée: les spécimens sont bien répertoriés grâce à des étiquettes (en latin), avec des observations précises (lieu, date, matériaux du nid). Ces minutieuses observations sont détaillées dans 74 volumes ! Le tout est référencé dans un sommaire agrémenté de cartes IGN localisant les collectes.
  • Elle est le fruit de collecteurs renommés: Brichambuat a contribué à sa propre collection avec l'aide d'autres collecteurs dont les plus célèbres sont de Naurois, Chavigny et Guichard. La collection constitue un témoignage historique en elle-même.
collection d'oeufs Brichambaud

Photo : B. Aiello - Muséum de Toulouse
3 personnes du département Collections du Muséum sont allés récupérer la collection à Paris en prenant bien soin des conditions de transport de ces objets si fragiles...

R_2003_12_05_04_0036

Collection d'oiseaux naturalisés dans les réserves du Muséum.

R_2008_03_31_02_0006-01

Une des vitrines de l'exposition permanente du Musuém.

vendredi, avril 2 2010

Touchez, s'il vous plaît !

Quand on visite un musée, on apprend un tas de nouvelles choses. Les yeux s'écarquillent et le cerveau marche à plein régime...mais les jambes s'alourdissent. Après avoir défilé devant les vitrines, contemplé des dizaines d'objets, on a aussi envie de se dégourdir la tête !

On veut se poser, faire quelque chose de toute cette curiosité agitée en nous. On veut prendre une part active dans la découverte, voir les objets de près, les manipuler, faire des choses par soi-même...

Touchez s'il vous plaît : tests du Labo

"Le Labo" est un tout nouvel espace du Muséum, et il est fait pour ça justement ! Il porte bien son nom : ici, on observe les couleurs, on compare les textures à la loupe binoculaire, on touche les différentes textures de plumes, on enfile les gants du laborantin, on fait des hypothèses…En somme, on y "fait parler" les objets. C'est le laboratoire du visiteur curieux devenu archéologue, chimiste, biologiste, entomologiste...

Touchez s'il vous plaît : tests du Labo

Le Labo a fait l'objet d'une série de "tests". Il faut dire que c'est une proposition inhabituelle pour un musée, où on vient pour admirer des objets sous vitrines, et pas pour les manipuler…Avant d'ouvrir les portes, il a fallu faire quelques réglages car il s'agit de laisser le visiteur en autonomie, libre de choisir un "plateau" thématique : les couleurs, les minéraux, les plumes…et d'évoluer à son rythme au fil des étapes proposées...

Touchez s'il vous plaît : tests du Labo

Parmi les premiers "cobayes", les personnes qui travaillent au muséum elles-mêmes...

Touchez s'il vous plaît : tests du Labo

Tests avec enfants d'un centre de loisirs (de la Ramée) : Elodie et ses amis ont rejoint leur paillasse pour enfiler leurs gants de protection, « comme de vrais scientifiques! Â» et tester le plateau "plumes", un des plateaux de découverte et d'expériences proposés. Les questions fusent : "c'est une plume de tigre ou de chouette ?", "y'a de la sève dans les plumes ?", "pourquoi les oiseaux lissent-ils leurs plumes ?"...

Touchez s'il vous plaît : tests du Labo

Tests avec les publics volontaires

Voici une présentation du Labo par Virginio Gaudenzi, responsable de la muséographie.

Le Labo en pratique :

Le Labo ouvre début avril avec une première phase d'animations pour les publics individuels (familles, petites groupes, individus…) les mercredis et les weekends.

Des plateaux thématiques sont proposés pour découvrir par soi-même tous les secrets des couleurs végétales, animales…des minéraux…des plumes (premier plateau proposé en avril)

C'est à la rentrée, en octobre, que les Centres de Loisirs et les scolaires seront accueillis avec un programme spécifique établi.

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