Sensibiliser les hommes à la fragilité de la planète, aux droits humains, aux relations de l’Homme avec la nature, avec le Vivant : est un défi bien difficile, que plusieurs hommes et femmes venus participer au festival Terres Insolites « autres regards, autres cultures », ont eu envie de relever, tous avec la même passion mais chacun à sa façon.
Photo : Muséum de Jean-Yves LOUDE (explorateur, spécialiste du peuple Kalash du Pakistan) au Muséum de Toulouse dans le cadre du festival Terres Insolites 2009.
A l’occasion du café nomade « Pourquoi faire partager un voyage en solitaire ? », E. Hussenet, écrivain et aventurier, témoigne du besoin de se regrouper entre voyageurs, explorateurs et hommes des sciences pour représenter une force de frappe plus forte à la sensibilisation et pour donner à d’autres (entre autres aux jeunes) la passion du voyage et la force de partir. C’est avec cet esprit que M. François Beiger a initié le festival.
Photo : Muséum, de Guth JOLY (exploratrice, spécialiste de la Sibérie et de la Russie) avec une classe de primaire au Muséum de Toulouse dans le cadre du festival Terres Insolites 2009.
Afin de prolonger le dialogue, Philippe FREY (explorateur et ethnologue) présent aussi au festival a répondu à nos questions. Il est le premier à avoir traversé en solitaire les plus grands déserts de tous les continents. Soit au total, près de 35 000 km seul dans les déserts, ce qui est peut-être la plus longue distance jamais réalisée au cap et en survie sur terre.
M : Quelle est votre approche du monde ?
PF : Mon but est d'explorer les déserts du monde, souvent seul. Et surtout les populations qui y vivent. Comment font-elles pour survivre... et pour vivre durablement dans une zone censée ne pas abriter la vie? Les réponses seront multiples suivant les déserts.
M : Quel est votre cheval de bataille ?
PF : Heureusement, quand on parle de sociétés traditionnelles de désert (Bushmen, Touaregs, Aborigènes d'Australie, etc.) le désert préserve et perpétue ces styles de vie. Alors qu'on s'attendrait à voir péricliter ces sociétés, compte tenu de tous les dangers potentiels. On voit au contraire ici les plus vieux peuples du monde
M : Quels moyens employez-vous ?
PF : Tous les moyens sont utiles pour faire connaître ces milieux et ces peuples: écriture de récits ou de romans ou de livres plus thématiques... films, conférences, cours d'université
M : Y aurait il une phrase ou une image qui pourrait illustrer votre état d'esprit ?
PF : "Marcher bien, c'est marcher sans laisser ni ornière ni trace (Lao Tseu, Tao to King)
Pour aller plus loin :
Retrouvez le dossier documentaire Terres Insolites réalisé par laétitia, documentaliste au Muséum
et les informations sur le festival Terres Insolites sur le site de l'association co-orgnaisatrice Délires d'encre.