Muséum de Toulouse

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vendredi, juin 11 2010

Petite histoire en coulisse... la visite Pollens

Quand le pollen voyage... est la visite thématique proposée par les Jardins du Muséum pour accompagner l'exposition temporaire "Pollens, aux sources de la diversité" de juin à octobre 2010.

Qu'est ce que le pollen ? A quoi sert-il ? Comment une plante peut-elle être fécondée sans pour autant se déplacer ? Comment se passe la fécondation? Comment le pollen se disperse t-il? Qui sont les insectes pollinisateurs ? Pour quelles plantes ? Quelles sont les stratégies évolutives observées chez les plantes et chez les insectes ? Quel impact a l'Homme sur la biodiversité ? Les pollinisateurs sont-ils en voie de disparition? Quels en sont les conséquences ?

De nombreuses questions auxquelles les médiateurs, qui assurent la visite, essayeront de répondre avec vous.

Mais avant de proposer une visite à notre public, il faut la concevoir, la réaliser et la tester.

Voici la petite histoire du test grandeur nature de cette visite :

En coulisse : test de visite

Pour visionner le diaporama, cliquez sur l'image ou ici.


*** Cette visite est programmée tous les samedis et tous les dimanches à 11h30

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mardi, mai 4 2010

Qu'a-t-on découvert à Montréal-du-Gers ?

Dans un billet précédent, nous avions parlé du dégagement de fossiles provenant du gisement de Montréal-du-Gers.

Qui exploite ce site ? De quand date-t-il? Qu'a-t-on découvert ? Qu'est-ce qui est exposé au Muséum ?

Localisation de Montréal-du-Gers sur une carte de France
Photo par Eric Gaba – Wikimedia Commons user: Sting

Depuis sa découverte en 1987, le gisement de Montréal-du-Gers est exploité par le Muséum de Toulouse qui organise l'étude scientifique, assure la protection, la gestion et la valorisation du site. Le sol est fouillé par des équipes professionnelles de la recherche et par des jeunes dans le cadre d'activités éducatives. Les couches de sédiments qui contiennent les fossiles sont porteuses d'informations précieuses pour dater les os trouvés : épaisseur, nature des terrains, disposition des os à l'intérieur des couches...

Vue aérienne de Montréal-du-Gers
Photo : vue aérienne du gisement de Montréal du Gers. Copyright.

Le gisement est particulièrement riche. Des milliers d'ossements et de dents sont récoltés. La faune comprend 90 espèces de vertébrés, allant de la taille d'une souris à celle d'un éléphant. L'ensemble constitue un instantané, une sorte de photographie de la vie animale dans cette région de la Gascogne, voici 17 millions d'années.

Retrouvez ici :

Ampelomeryx ginsburgi

Ampelomeryx ginsburgi

Photo : Ampelomeryx ginsburgi par Muséum de Toulouse.

Ampelomeryx ginsburgi, décrit pour la première fois à Montréal-du-Gers en 1995, est fréquemment appelé le cerf-girafe. Il est de taille d'un cerf actuel et appartient à la famille fossile des Paleomerycidés. La tête des mâles porte deux ossicônes, os d'origine dermique qui se soudent tardivement au frontal, en position latérale au dessus des orbites. A l'arrière du crâne, une grande corne bifide est également l'apanage des mâles. L'épaississement des os du crâne au dessus des orbites montre qu'ils se livraient certainement à des combats rituels tête contre tête pour séduire les femelles à la saison du rut. La reconstitution est exposée au Musée de Montréal-du-Gers.

Prodeinotherium bavaricum

Mâchoire de Prodeinotherium bavaricum Défense de Prodeinotherium bavaricum

Photos : Mâchoire et défense de Prodeinotherium bavaricum par Muséum de Toulouse.

A Montréal-du-Gers, les restes d'une dizaine d'individus Prodeinotherium bavaricum ont été récoltés (dont les deux en photos ici, exposés au Muséum). Ce sont les plus anciens d'Europe occidentale. cet animal ressemble par sa taille (2,30 mètres au garrot) et son allure générale aux éléphants. Dépourvu de défenses supérieures, il était muni d'une paire de défenses recourbées vers le bas à la mâchoires inférieure. Animal mangeur de feuilles, il vivait dans les forêts humides, à proximité des plans d'eau.

Un marécage

L'examen de la nature des couches, de leur composition minéralogique, de l'orientation des éléments qui la composent, permet aux spécialistes de reconstituer l'histoire d'un lieu. Il y a 17 millions d'années, le site du gisement de Montréal-du-Gers devait être un marécage.

Au muséum :

Vitrine Montréal-du-Gers - Muséum de Toulouse

Photo : vitrine du kiosque Montréal-du-Gers dans l'espace Continuum et ruptures de l'exposition permanente, Muséum de Toulouse.

Dans l'exposition permanente, un espace est consacré au gisement de Montréal-du-Gers. En avant plan, la présentation de quelques spécimens sur une vitre, puis à l'arrière, vous apercevez la reconstitution d'une fouille. Une vidéo tourne en continue pour présenter les activités des équipes sur place.

lundi, décembre 14 2009

Réalisation d'une collection d'étude de champignons - Les coulisses du laboratoire du Muséum

Que se passe-t-il dans le laboratoire des préparations du Muséum? (suite)

Le Muséum débute la réalisation d'une collection d'étude de champignons. Or, conserver des champignons dans leurs états originels est une mission impossible... la seule solution pour un Muséum est de réaliser des reproductions à partir de spécimens vivants. Ces copies conformes pourront ainsi servir de référence pour les recherches, ou seront destinés à être des objets d'exposition ou d'animation.

C'est ainsi que Marie-Françoise (préparatrice en Sciences de la Terre et Science de la Vie) et Boris (assistant de conservation en botanique) sont partis réaliser des moulages et des photographies de champignons sur le terrain, en Ariège.
Seul les champignons les plus fragiles seront concernés par un travail sur le terrain. Pour les autres, ils seront acheminés jusqu’au laboratoire afin de pouvoir appliquer les techniques de moulage dans les meilleurs conditions.

Moulages

Les moulages réalisés seront utilisés pour fabriquer des tirages (copies fidèles) c'est à dire des objets de reproduction manipulables. Elles doivent prendre en compte les contraintes imposées par un travail effectué en extérieur. Marie-Françoise choisit un matériau de prise rapide et en coulé pour qu'il épouse la forme du champignon étudié : soit du silicone pour les champignons à lamelles, soit de l'alginate pour les autres champignons.

Exemple d'une prise d'empreinte par alginate :'

Prises d'empreintes de champignons

Ici une photographie prise au laboratoire par Brian (taxidermiste) pour aider à une reproduction la plus fidèle possible. Fistuline sur bouleau.

Prises d'empreintes de champignons

Pour réaliser une empreinte, Marie-Françoise délimite la zone à couler autour du champignon concerné en posant un rond de bouteille. Puis elle coule de l'alginate. La prise se fait en une quinzaine de minutes. Une fois l'alginate solidifié, l'ensemble moule + champignon est prélevé et le champignon est retiré du moule. Le moulage par alginate ne permet de faire que deux tirages : l'un pour une utilisation directe par l'animation, l'autre pour la réalisation d’un moule plus stable facilitant la duplication du spécimen.


Tirages (ou reproductions)
Exemple des champignons à lamelles.

Marie-Françoise choisit la résine adaptée à l'usage ultérieur du tirage :

Moulages de champignons

Après une prise d'empreinte au silicone, ces champignons à lamelles ont été reproduits en deux exemplaires. Marie-Françoise a choisi de réaliser les deux tirages avec des résines différentes. Une en élastomère (relativement souple, à gauche) pour une utilisation pédagogique, l’autre en époxy (rigide mais cassante - à droite) beaucoup plus stable dans le temps et que l’on va privilégier pour la constitution de collections de référence.

Travaux de finitions : les peintures et patines
Exemple pris sur un autre travail en cours de Marie-Françoise : la finition d'une libellule fossilisée datant d’environ 300 millions d’années.

Moulage d'une libellule fossilisée

Dans le cadre du nouveau laboratoire d'expérimentation qui ouvrira ses portes au public en janvier 2009 (nous en parlerons dans un prochain billet), Marie-Françoise doit réaliser plusieurs exemplaires du tirage d'une "libellule fossilisée". Ces derniers seront manipulés par les médiateurs et par les publics, d'où l'importance des finitions.

Un pigment naturel est appliqué directement sur le moule de cette libellule fossilisée de manière à être inclus dans la résine ou dans le plâtre qui va être coulé.

Finitions de moulages d'une libellule fossilisée

Un travail à l’aérographe avec des peintures acryliques vient parfaire le résultat (contrastes, nuances fines…).

Marie-François participe aussi à des recherches sur de nouvelles techniques, nous reviendrons sur ce sujet dans quelques mois.

A lire ou à relire :

les travaux de moulage d'un type par Marie-Françoise

les travaux de dégagement de fossiles par Yves

la visite en images du laboratoire lors des Journées du patrimoine 2008

Billet réalisé en collaboration avec l'équipe du laboratoire : Brian, Marie-Françoise.

vendredi, novembre 27 2009

Moulage d'un type - Les coulisses du laboratoire du Muséum

Que se passe-t-il dans le laboratoire des préparations du Muséum? (suite)

Dans le billet précédent, nous nous sommes intéressés aux travaux de dégagement de fossiles réalisés par Yves. Aujourd'hui, penchons-nous sur le travail de Marie-Françoise, préparatrice en Science de la Terre et Science de la Vie.

L'objectif de Marie-Françoise est d'assurer la conservation optimale des spécimens qui vont être mis ou non à disposition du public. Le spécimen est-il fragile ? Est-il frais ou sec ? Est-il une référence pour la recherche ? Va-t-il rejoindre les expositions ? Va-t-il être manipulé par le public ? sont ses interrogations quotidiennes. En fonction du spécimen, Marie-Françoise optera pour des techniques de moulage et de préparation adaptées.

Marie-Françoise vient de réaliser le moulage d'un type* Ampelomeryx ginsburgi de façon à l’intégrer dans les surfaces d’exposition. L’original quant à lui regagnera les réserves afin d’y être conservé dans les meilleurs conditions de conservation.

Type d'Ampelomeryx ginsburgi


Photo : Moulage du type - partie supérieur du crâne d'Ampelomeryx ginsburgi - réalisé au Muséum de Toulouse, 2009.

* Est appelé « type », un spécimen qui a servi à la détermination d’une espèce. De nombreuses publications accompagnent cet objet d'une grande valeur scientifique.

Les différentes phases du moulage de l’Ampelomeryx (moulage à deux poches)
Les prises d'empreintes sont réalisées directement sur le support en délimitant une zone comportant un ou plusieurs spécimens à l’aide de plastiline (ou autre).Cette intervention s’effectue par l’ajout successif de matière : silicone, alginate, plâtre…l’objectif étant d’obtenir une reproduction (appelée positif ou tirage) la plus fidèle possible à l’original.

Moulage à deux coques



Prochainement, nous vous présenterons d'autres travaux en cours de Marie-Françoise qui nécessitent des techniques de moulages différentes.

A lire ou à relire :
les travaux de dégagement de fossiles par Yves
la visite en images du laboratoire lors des Journées du patrimoine 2008

Billet réalisé en collaboration avec l'équipe du laboratoire.

vendredi, novembre 20 2009

Dégagement de fossiles - Les coulisses du laboratoire du Muséum

Que se passe-t-il dans le laboratoire des préparations du Muséum?

Le laboratoire est un grand local technique occupé par plusieurs personnes qui ont des métiers différents. Aujourd’hui, penchons-nous sur le travail de Yves, préparateur en sciences de la terre (paléontologie).

Yves réalise les dégagements de fossiles prélevés sur le gisement de Montréal-du-Gers. Une vingtaine de plâtres restent encore à dégager des derniers prélèvements effectués par le Muséum.

En ce moment, Yves dégage un humérus fossile de rhinocéros

humérus fossile de rhinocéros

Photo : humérus fossile de rhinocéros, provenant de Montréal-du-Gers

Dans les premiers temps, les fossiles sont dégagés grossièrement puis plus finement à l'aide d'un micro burin. La dernière étape consiste à enlever les toutes dernières traces de matières par projection de microbilles de verre dans une cabine de sablage.

cabine de sablage

Photo : cabine de sablage, pour un dégagement fin et polissage


Tout au long de ce travail de dégagement, Yves utilise de la cyanoacrylate pour coller et doit consolider régulièrement certaines parties du fossile à l’aide une résine acrylique diluée avec un solvant adapté en fonction du matériau.

Le fossile dégagé, quelles informations doivent lui-être associées?

La datation

Ce n'est pas le spécimen lui-même qui permettra la datation mais les informations données par l’analyse des couches sédimentaires d’où il a été extrait. Le site de Montréal du Gers est daté à environ 18 millions d'années. On y trouve des fossiles de crocodiliens, de tortues, de rhinocéros, de cervidés, de pachydermes.... (témoignant d’un climat tropical).

fouille à Montréal-du-Gers

Photo : fouille à Montréal-du-Gers, gisement exploité par le Muséum de Toulouse

Le numéro d'inventaire

On attribue en dernier lieu un numéro d'inventaire à l'objet dégagé. Celui-ci rejoindra, dans le cadre de l’enrichissement des collections, les réserves du muséum. Les spécimens inventoriés ressortiront des réserves pour les études de recherche, pour la vulgarisation scientifique, pour les expositions…

Prochainement, nous vous présenterons les travaux actuels de Marie-Françoise, préparatrice en SDT et SDV, qui utilise différentes techniques de moulage.

Billet réalisé en collaboration avec l'équipe du laboratoire.

mercredi, décembre 10 2008

Ours brun, ours blanc

L'hiver approche, le froid aussi. Pour certains animaux, dont l'ours, c'est une période d'hibernation de plusieurs mois qui commence.

Restauration de l'ours brun.

Il y a beaucoup d'espèces d'ours brun, dont le fameux Grizzli. Petit à petit les ours bruns repeuplent les Pyrénées, mais la cohabitation avec les hommes ne se fait pas sans difficultés. Ici, le taxidermiste prépare le spécimen, un ours d'Eurasie, que vous pouvez retrouver dans les vitrines du Muséum. Avant, vous pouvez faire connaissance ici.

Ours au Museum de Toulouse

photo : frederic.salein - Vue dans l'album souvenirs des visiteurs (sur Flickr)

Ours polaire ou Ours blanc

L'ours blanc est aussi appelé l'ours polaire. C'est le plus grand des carnivores et fait parti des derniers venus sur la planète, apparu après l'Homme...Voir la fiche sur l'Ours blanc sur le site web du Muséum,

Ours des cavernes

Celui-ci est plus ancien et a disparu il y a environ 12 000 ans. C'est l'ours des cavernes

Voir le dossier thématique Vivre avec l'ours dans la rubrique "s'informer" du site web, proposé par la documentation du Muséum